Au dernier étage des hôtels de la vieille ville de Sanaa, les mafraj, anciens salons de réception des maisons tours sanaanies ouvrent leurs portes aux touristes. Après s’être déchaussé au pas de la porte, on peut d’un seul coup d'oeil, ou presque, apercevoir les minarets des 64 mosquées de la ville. Les nombreuses antennes paraboliques sont juste là pour nous rappeler que ce n’est pas un décor de cinéma mais bien une ville qui s’étale à nos pieds.
Le plus ancien centre urbain du monde qui aurait été fondé, juste après le déluge par Sem, fils de Noé est bien une ville vivante et habitée. Classée "patrimoine de l'humanité" par l'UNESCO en 1986, Sanaa n’en reste pas moins un centre de commerce et d’artisanat impressionnant. Le souffle retrouvé, il ne reste plus qu’à redescendre l’escalier pour se laisser dériver dans les ruelles et passer d’un souk à l’autre.
A lire un article de R. Stadnicki sur l’évolution de Sanaa et son aménagement participatif. http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/28/24/16/PDF/Stadnicki_in_Legros...
Marie, Sanaa
Photographie © Marie F.
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