C'est tres peu touristique mais fort chaleureux, alors, on s'embarque dans un bus sans savoir vraiment ce qu'on va trouver au bout. Une surprise de roi nous attend : on peu s'héberger chez l'habitant, dans ce centre d'étude des éléphants. Voila, le temps des éléphants est vraiment venu, avec une immersion complète dans la vie de ces gens qui vivent et travaillent pour leurs animaux.
Enfin, immersion partielle, car on doit faire sans le langage, ce qui limite un peu les choses... Du coup, on est très forts en mime, maintenant. On sait meme mimer un horaire de bus, un café glacé ou une cabine téléphonique. Dommage, le premier jour, on ne savait pas encore mimer le petit d้jeuner. C'est pas grave, c'est bon quand même la soupe de riz et le poulet épicé a six heures du matin. Une chance, encore un peu c'était des insectes grillés! On a appris a mimer les fruits depuis...
Notre famille d'accueil possede trois éléphants et il y en a partout autour de la maison. Nous sommes bluffés par le comportement des bêtes, mi-fascinés, mi-effrayés lorsqu'ils passent a deux mètres de nous (jamais sans leur mahout). Ils peuvent etre vraiment drôles, malins, mais aussi en colère, et là, on ne se mettrait pas en travers de leur chemin. Extrêmement rapides a réagir, agiles, puissants : un éléphant qui se met a courrir, cela pulse! Les mahouts sont tres sereins. Ils les maitrisent parfaitement. Ce peuple, les Kuay, élévent des éléphants depuis toujours. Chaque village tient à jour la généalogie de ses bêtes et conserve leurs ossements a côté de la maison des ancêtres.
Texte écrit par Valérie Négrel
Ban Tha Klang, 2009
http://www.croquelaterre.com
Photo Valérie Négrel. Tous droits réservés
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