L’anone (connue également sous le nom de pomme cannelle ou de corossol) est la nouvelle vedette de la région de Taitung qui en exporte aujourd’hui vers Singapour, Hongkong et le Canada. Une production très sélecte. Au printemps, à Peinan, au pied des splendides montagnes du district de Taitung, on peut voir s’aligner les paniers d’anones le long des routes de campagne.
Leur lourd parfum incite les touristes venus passer le week-end dans le sud à s’arrêter pour en acheter et en ramener à la maison. La récolte des anones s’étale de décembre à avril, et on y a consacré 2 200 hectares de plantations, dont 78% dans le seul district de Taitung où l’ensoleillement et la pluviosité sont particulièrement adaptés. Peinan est le principal site de production. Pour expédier 500 caisses d’anones vers Hongkong au cours du week-end, vendredi matin à l’aube, le personnel s’active au centre de production de Panchiu, à Peinan. Chacun sait ce qu’il a à faire.
Les fruits sont triés selon leur poids, leur aspect, leur couleur et leur maturité. Ils sont ensuite inspectés à nouveau puis empaquetés. Les progrès réalisés ces dernières années dans la conservation et le conditionnement de ces fruits fragiles ont permis d’exporter avec succès vers d’autres destinations comme Singapour ou le Canada sous la marque Green Jade.
A Singapour, les consommateurs préfèrent les fruits de petite taille mais de qualité supérieure, alors qu’à Shanghai, comme à Taiwan, leurs suffrages vont aux plus gros spécimens. « Pour la plupart des consommateurs asiatiques, la qualité d’un fruit tient à sa teneur en sucre. En la matière, l’anone taiwanaise a un potentiel certain », dit Yang Cheng-shan, qui dirige l’unité de Panchiu de la station de recherche agronomique du district de Taitung. L’année dernière, le district a exporté 12 t de ce fruit.
A la fin du mois de mars, on en était déjà à 30 t grâce aux nouveaux marchés que sont la Malaisie, Hongkong et Shanghai. Le Japon montre également un grand intérêt pour la production locale. Bien que les exportations d’anones en provenance de Taitung soient encore modestes, puisqu’elles ne représentent que 2% de la production totale de Taiwan, leur prix à l’export est bien plus important que celui auquel elles sont vendues sur place. A Singapour par exemple, une anone de catégorie « spéciale » peut atteindre 118 dollars taiwanais (2,65 euros), soit le double de ce qu’elle serait vendue sur un marché taiwanais. Vu les profits, les producteurs sont ravis de coopérer.
Teng Sue-feng, Taiwan
Extrait de l'article sur les fruits à Taiwan surhttp://chris-taiwan-news.blogspot.com
Photographie © chris-taiwan-news.blogspot.com
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