Le thé. Toute une cérémonie. Dans la rue on m'invite à prendre le thé pour parler avec moi. Les gens sont curieux de nous et veulent nous parler. Retrouver l'anonymat parisien a quelque chose d'angoissant. Je ne pense pas qu'un groupe d'enfant va m'attendre près de chez moi le matin pour crier mon nom et marcher à mes côtés. Ici c'est devenu naturel et quand dimanche je ne les ai pas vu dans la rue, j'étais tristounet, j'étais redevenu un anonyme. Ici on vit à l'extérieur. Les gens sortent le soir et parlent sur les bancs ou par terre. Je peux sortir le soir de la maison, je fais cent mètres je vois des gens que je connais et ils m'invitent à parler toute la nuit. C'est fascinant, simple, tellement simple.
Julien, 2008
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