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Coutumes, fêtes et rituels > El día de los muertos

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Au Mexique, on célèbre el día de los muertos, autrement dit le jour des morts, de façon beaucoup plus joyeuse que notre sinistre Toussaint. La fête dure deux jours du 1er au 2 novembre. Les familles vont rendre visite aux ancêtres, nettoient leurs tombes et les décorent de bougies et de zempaxuchitl, une fleur orange, et déposent des offrandes.
 
Grâce au chemin de pétales de zempaxuchitl, les âmes des morts reviennent en ce bas monde selon un ordre bien précis, il faut donc donner les offrandes appropriées. Les enfants (morts bien sûr !) reçoivent des cierges et des fleurs blanches et les adultes de la tequila. Les malheureux qui ont eu la mauvaise idée de mourir le jour des morts ou le mois précédent ne reçoivent rien car ils n'ont pas l'autorisation de redescendre sur Terre. Du coup, ils doivent attendre l'année suivante ! Pendant ce temps, les vivants font la fête dans les cimetières, ils pique-niquent près des tombes, chantent et dansent. Il faut l'avouer, c'est quand même plus gai qu'un bouquet de chrysanthèmes.
 
On trouve aussi des autels plus ou moins décorés dans les maisons. Il y en avait un magnifique à l'école hier. Dessus, on pouvait voir des photos de défunts (des anciens profs ?), des bougies, le chemin de pétales, des calaveras (têtes de morts en sucre), des napperons de papier coloré et des panes de muertos (pains des morts). C'est vraiment surprenant. On peut trouver ça bizarre mais je trouve que leur rapport à la mort est beaucoup plus sain que le nôtre ou en tout cas plus drôle.
 
 
 
Astrid D., Chihuahua
Extrait de Piment et Guacamole
http://astridontheroad.e-monsite.com
Photographie © Astrid D.
 
 
 

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Commentaires

au Yucatan les rites sont un

au Yucatan les rites sont un peu différents :
la période du hanal pixan est propice à une cérémonie qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Il s’agit d’exhumer les ossements des morts inhumés deux ou trois années auparavant. Les sols peu profonds et secs de cette région facilitent cette pratique qui donne lieu à une cérémonie comparable à une veillée funéraire. Les os déterrés au cimetière sont bénis et placés dans une petite boîte qu’on emportera dans la maison de la famille.

Les préparatifs commencent le 30 octobre, la nourriture est cuisinée et les fleurs sont cueillies. À minuit, on dispose sur les tables des fleurs, les mêmes que celles ornant les portes des maisons, comme une invitation aux âmes à entrer. Sur la table, sont arrangés du chocolat, du pain et quelques bougies, toujours en nombre pair.

Une calebasse d’eau, dite x-p’o k’ab, servant à se laver les mains, est également placée comme offrande pour les morts. Une calebasse de boisson chocolatée, un morceau de pain et une bougie ont été posés sur le pas de la porte, pour les âmes qui n’ont plus de famille. Les âmes qui se présentent en premier sont celles des enfants. Elles arrivent très tôt le 31 octobre, jour considéré comme celui des enfants. Le premier repas qu’elles prendront sera leur déjeuner La nuit venue, on allumera des bougies sur chaque tombe, afin que les âmes des enfants (les angeles) puissent retrouver leur chemin.

Le jour suivant est celui de l’arrivée des âmes des adultes. Elles sont reçues dans les mêmes conditions que celles des enfants. Des prières spécifiques leur sont destinées. Les tombes sont balayées et garnies de fleurs. Le soir, il n’est pas nécessaire d’allumer des bougies sur les tombes des adultes car leurs âmes sont « assez grandes pour retrouver facilement leur chemin ». Au Yucatán, les gens se rendent au cimetière le 2 novembre, emportant avec eux les restes des bougies utilisées pour les rituels domestiques et qu’ils allumeront sur les tombes fleuries. Pendant la semaine où les âmes errent, on craint pour la santé des enfants. C’est pourquoi on noue un bracelet de ficelle autour des poignets des plus jeunes afin d’éviter qu’ils ne soient emportés par celles-ci. À la fin de cette huitaine, elles sont renvoyées avec les mêmes égards que ceux dispensés lors de leur accueil. Le 7 novembre, ce sont les âmes des enfants qui partent et, le lendemain, celles des adultes !

L’importance donnée aujourd’hui à ce culte va néanmoins bien au-delà de la simple commémoration des morts et subsiste une pensée maya qui ne voit dans la mort qu’un changement d’état. Les ancêtres non seulement perdurent dans la mémoire des vivants mais coexistent régulièrement avec eux…….

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