Pas Pour des Prunes

Envoyez vos articles sur les coutumes et cultures de tous les pays !

Japon

Un pays, des témoignages

 
Témoignages
 
Blogs et sites
 
Soutiens
 

En cuisine > Chadô 茶道

okceremonie.jpg

Pour l’oeil profane qui est le nôtre, la cérémonie du thé, c’est tout bonnement une façon de préparer une boisson somme toute assez simplette, mais très très lentement… Evidemment, c’est beaucoup plus compliqué que cela, c’est pourquoi la parole d’un maître est nécessaire pour comprendre ce qui se cache derrière ce rituel aux apparences trompeuses.
 
Mais d’abord, de quel thé parlons-nous ? Le thé utilisé pour la cérémonie du thé (mais pas seulement) c’est le thé vert matcha (抹茶), qui se présente sous la forme d’une fine poudre d’un vert vif. Le matcha est très en vogue auprès des amateurs de macrobiotique et autres chantres du bio, pour ses vertus diététiques : les qualités du thé vert en feuilles, mais exacerbées par le fait que l’on consomme ici la feuille elle-même, réduite en poudre, au lieu d’une simple infusion.

Dans les bars à sushi (ces restaurants où les sushi défilent devant vous sur un tapis roulant), il y a généralement un pot de matcha à disposition, et un « robinet »d’eau chaude pour préparer son thé soi-même. Il est aussi beaucoup utilisé au Japon, comme ailleurs, pour parfumer des pâtisseries ou des entremets. Bref, c’est très à la mode en France, mais ici, au Japon, c’est la boisson de base, même si on ne boit pas que ça (dans les autres types de restaurants, on sert plutôt du thé oolong, un thé semi-fermenté chinois, de la région du Fujian ou de Taiwan).
 
Maintenant que nous avons le thé, voyons un peu le rituel (cha-no-yu 茶の湯, littéralement « eau chaude pour le thé »). Ainsi est-il résumé par Lafcadio Hearn (1850-1904), écrivain irlandais qui prit la nationalité japonaise sous le nom de Yakumo Koizumi : « La cérémonie du thé requiert des années d’entraînement et de pratique… bien que l’ensemble de cet art, comme ses détails, ne signifie pas plus que faire et servir une tasse de thé. La chose la plus importante consiste à ce que l’acte soit réalisé de la manière la plus parfaite, la plus polie, la plus gracieuse et la plus charmante possible. »
 
Tout est important : le choix des ustensiles, notamment le bol dans lequel le thé est servi, la décoration du pavillon de thé… Il convient de complimenter l’hôte sur ces choix.  Pour faire notre cérémonie du thé « maison », nous nous contenterons d’un bol, d’un chasen, un petit fouet en bambou pour mélanger et faire mousser le thé, et de quelques pâtisseries japonaises, très sucrées, à manger avant de boire le thé pour en atténuer l’amertume.
 
Le sadô ou chadô (茶道, la Voie du Thé) qui désigne l'étude ou la doctrine de la cérémonie du thé, est donc un art, et comme tout art, il a ses maîtres, dont le plus célèbre fut Rikyu (1522-1591), ses styles et ses écoles. Comme le shodô (書道, la Voie de l’Ecriture), l’art de la calligraphie japonaise, il consiste en la répétition à l’infini d’une gestuelle simple, à la recherche de la perfection absolue.
 
Nous avons pu mettre à profit notre nouvelle appréciation du thé japonais lors de notre petit voyage à Hikone, dans le beau jardin Genkyu-en.
 
Extrait de Carine et Laurent au pays des Kami
http://carine-laurent.over-blog.com
Photographie © Carine et Laurent
 

Moyenne: 3 (1 vote)

Commentaires

In awe of that awnser! Really

In awe of that awnser! Really cool!

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

© 2009 Paspourdesprunes | graphisme populardesign | Développement web LMC | Contact