Sur la route du Fayoum, ils rentrent « au pays », chez eux. Peut-être pour une fête. Ils sont venus travailler au Caire, ou plus loin encore, et reviennent pour deux jours, un mois ou pour la vie, riches de ces quelques biens amassés, qui montreront peut-être, là-bas, combien ils ont réussi.
Mais sur d'autres routes aussi, ces frêles esquifs balottés par leur charge filent au vent et se faufilent, aux mains d'un capitaine téméraire qui parfois — souvent ?—, au gré d'un cahot ou d'un tournant paiera sa hardiesse de sa vie, et de celle de ses passagers.
Sandrine, Le Caire
Mars 2009
Photographie © Sandrine
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