Je ne sais pas à qui est destinée cette photo, pour laquelle cet homme a pris cette pose qui se rêve militaire. Sa fiancée ? Sa mère ? Je ne sais pas non plus si la moustache est réglementaire. L'uniforme, lui, est usé jusqu'à la corde, rafistolé, comme les chaussures non fournies par l'armée.
Ils sont une demi-douzaine en bas de l'immeuble d'à côté, celui "des américains", tous vêtus de noir ou de blanc, c'est selon : anges l'été, corbeaux l'hiver, policiers ou soldats. Anges gardiens de nos vies privilégiées, ils se déploient tôt le matin et tard le soir, volées bruyantes de moineaux dans les rues de Maadi.
Sandrine, Le Caire
Mai 2009
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