Située à 40km du Caire, perdue au milieu du désert, la léproserie du Caire montre bien comment à l'origine, les lépreux étaient exclus et éloignés le plus possible de la ville, enfermés dans des camps militaires... Malgré la croissance de la ville, il faut toujours traverser le désert avant d'y arriver...
Suite à différentes actions, la situation évolue et la léproserie est devenue un village avec des arbres fruitiers, des chèvres et des moutons. Hôpitaux, cuisines communes, chapelle, mosquée... Soeur Hélène, la soeur aînée de la maison s'est complètement investie dans ce village depuis une trentaine d'années. Surnommée Mam Hélène par les habitants, elle nous amène avec elle pour apporter de la nourriture et des tissus pour les familles. Elle y va plusieurs fois par semaine pour rendre visiter et les soutenir... On trouve 3 hôpitaux où travaillent des soeurs Combonniennes, un jardin d'enfants géré par Caritas avec des ateliers pour les jeunes filles (couture, broderie, tricot, qui permettent de faire des vêtements pour les habitants.) au bord du village.
Les lépreux qui peuvent rester chez eux ne viennent à l'hôpital que pour les soins. Ceux qui sont les plus malades restent vivre à l'hôpital. Les plus autonomes sont dans des chambres de 3, certains cuisinent eux-mêmes, malgré le handicap, sur des résistances chauffantes à même le sol. L'hôpital des femmes paraît beaucoup plus vivant. Les femmes sont toutes devant leur porte. C'est très vivant. On nous lance des menawarines menawarines (lumineuse, lumineuse...)
Nous allons voir les 3 hôpitaux et rendre visite aux malades... dur dur... Le centre de Caritas où nous visitons les classes du jardin d'enfants. Les soeurs font un travail formidable.
Béné au Caire, avril 2009
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