Tout le monde vous le dira : sortir de Séoul en voiture pour un week-end peut tourner à l’enfer quand la balade dominicale se transforme en immobilité forcée dans les embouteillages. La radio renseigne évidemment les conducteurs des embouteillages annoncés. Mais nous autres, pauvres handicapés de la langue locale, nous en sommes réduits à interpréter les signes ou plutôt certaines présences incongrues au milieu de la chaussée.
Un homme (ou une femme) seul qui vend des galettes de riz : 5km d’embouteillage. S’il vous propose également de l’eau, vous pouvez compter 10km. Un caddy à roulette avec boissons variées à l’étalage, et voilà, vous en avez pris pour deux bonnes heures de touche- à-touche… Et quand on voit apparaître les camionnettes et leur attirail publicitaire, judicieusement positionnées tous les 500 mètres alors là, c’est sûr, vous en avez pour l’après-midi.
Mieux que Bison Futé, ces vendeurs à la sauvette anticipent très exactement les embarras de la circulation. Certes, cela ne vous avance pas vraiment à grand-chose : quand vous les apercevez… Il est déjà trop tard pour changer d’itinéraire !
Agnes Joly
http://agnesseoul.blog.lemonde.fr
Photographie © Agnes Joly
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