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Des lieux vus > Rue de Suzhou au Palais d'été

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Nous allons aujourd’hui au Palais d’Eté. C’est notre deuxième essai après notre tentative vélocipédique infructueuse d’hier. Cette fois, nous prenons le métro, c’est plus sûr.

Nous apprécions encore ce métro ultramoderne et climatisé (on arrive à oublier la chaleur, si, si !) et quelques stations de métro plus tard, nous sortons à la station Bagou (ça ne s’invente pas !). Nous voilà à nouveau dans la fournaise à déambuler dans le quartier universitaire d’Haidan, en cherchant le Palais d’Eté.   Impossible de comprendre ce satané plan. Nous faisons tours et détours quand, finalement, après avoir demandé deux ou trois fois où se trouve le chemin à de sympathiques pékinois, nous arrivons au canal impérial que nous longeons jusqu’à la Porte Sud du Palais d’Eté. Encore quelques minutes de marche et nous sommes devant la grille du Palais. Deux chinois se baignent dans le canal impérial (sacrilège !?) pour tenter sans doute d’échapper à la chaleur moite de cette journée. Nous avons bien envie de nous jeter à l’eau, mais nous résistons à la tentation. Nous prendrons quand même un petit bain de pied. Rafraîchissant !

Nous voilà dans le parc du Palais d’Eté. Dans ce domaine immense, sont disséminés sur les collines, les îles, les rives du lac Kunming, des temples, des pavillons et des pagodes. Les ponts semblent se jeter comme des rubans lancés au dessus de l’eau et donnent un belle harmonie à ce lieu sublime. Nous passons devant le magnifique pont aux dix sept arches qui rejoint le Temple du Roi-dragon. Devant nous, la colline de la longévité sur laquelle se dresse le Pavillon des Fragrances Bouddhiques (Foxiang Ge)  qui domine ce lieu pittoresque, et sur ses rives on peut voir de charmants pavillons et maisons, comme le Pavillon des nuages déplacés, la maison des herbes parfumées (tout un poème !) qui communiquent entre eux par un long couloir de 728 mètres dont les plafonds sont ornés d’innombrables fresques qui illustrent des scènes de la littérature, de la mythologie , du théâtre et de l’histoire de la Chine.
 
Du haut du pavillon des Fragrances Bouddhiques, le lac nous apparaît étincelant dans toute son immensité. Alors qu’une pluie fine tombe à présent et que, quelques éclairs commencent à zébrer le ciel, nous arrivons à la rue de Suzhou (Suzhou Jie), une rue qui nous plonge dans une athmosphère onirique, étrange, surréaliste, de la Chine traditionnelle, avec ces échoppes au bord de l’eau et ces nuages gris se reflètent dans cette étendue diaphane. Magique !
 
La pluie s’arrête et l’orage s’éloigne. Nous remontons jusqu’au temple du Lama (Sida Buzhou) et au temple de la mer de la Sagesse (Zhihui Hai), recouvert de petits bouddhas de tuiles vernissées, dont un bon nombre ont été détruits en 1860 par les troupes anglo-française et lors de la révolte des Boxers vers 1900.  Plus personne. La pluie a chassé les derniers visiteurs et le soleil réapparaît timidement. Nous voilà au sommet de la colline. Transcendant ! Eblouissant ! Les mots me manquent pour décrire ce spectacle.
 
Thierry M., Pékin
Janv 2009
http://transsiberien2008.free.fr
Photographie © Transsiberien2008

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