En Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso est le pays communément appelé la capitale « des motos ». En effet, au Burkina Faso et précisément dans la capitale Ouagadougou ce qui frappe le visiteur nouvellement arrivé c’est le nombre de motos et de vélos qu'il va rencontrer. Chacun sur sa moto va à ses occupations avec « son propre code de la route ».
Avec l’étroitesse des voies de circulation ouagalaise les heures de pointes relèvent d’un parcours du combattant. Par exemple, les jours ouvrables, c’est-à-dire où les élèves vont à l’école et les travailleurs à leur lieu de travail, vous trouvez des vélos, des mobylettes,des voitures, des charrettes, des piétons, etc. Tous sur la même voie et surtout pressés pour atteindre leur lieu de destination. Ainsi vu la densité de la circulation, à Ouagadougou, il n’est pas rare de rencontrer de nombreux accidents de route très souvent mortels.
Vu le taux croissant des accidents mortels, le gouvernement a adopté une loi qui oblige tout usage d’automobile à deux roues devra porter un casque pour protéger sa tête en cas d’accident, cette loi rentrera en vigueur en 2004. Il reste à constater dans la circulation que des automobilistes n’ont pas encore respecté cette mesure qui les protége contre la mort et n’hésitent pas, en pleine heure de pointe, à s’engager sur des voies à sens interdit pour éviter le feu rouge. Conséquence : des accidents mortels.
Des mesures ont été prises telles que la mise en place des moyens de transports communs ( taxis et bus), la sortie massive des policiers municipaux dans les différents coins des feux tricolores pour veiller à leur respect et à la traque des chauffards n'ayant pas de permis et des véhicules non-conformes aux prescriptions de la visite technique. Circuler à Ouagadougou provoque un sentiment d’insécurité et on se demande parfois si tous ces automobilistes qui envahissent les rues de la capitale sont passés par une auto-école.
Ce qu’il faudra retenir de la circulation routière à Ouagadougou quand vous viendriez en visite c’est qu’elle nous fait penser à notre moniteur d’auto-école qui nous disait un jour « quand vous aurez votre permis de conduire, oubliez ce que vous avez appris ici pour vous adapter à la réalité de la circulation à Ouagadougou » et je pense qu’il avait raison.
Nicole Kandolo à Ouagadougou
http://nicolekandolo.over-blog.com
Photographie © Nicole Kandolo
Commentaires
I told my grandmother how you
I told my grandmother how you hleped. She said, bake them a cake!
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