Bani, une ville extraordinaire, perdue sur le chemin du Sahel, qui abrite en son sein la traduction matérielle des visions d’un prophète, berger illettré, encore vivant, et qui a appris et maitrisé les Ecritures lors de séjours dans la brousse, seul avec ses chèvres et ses vaches. Bani compte ainsi 7 mosquées qu’il a vues en rêve et que ses disciples nombreux s’empressent de construire lors de grands pèlerinages.
Certaines sont détruites, d’autres tiennent debout, malgré l’ultime sacrilège : elles ne sont pas orientées vers la Mecque comme le veut la tradition musulmane. Le prophète de Bani ne l’a pas vu ainsi dans ses interprétations.
Cela rappelle étrangement Bagan, en Birmanie, cette capitale royale d’où ne subsistent que les édifices religieux, au milieu d’une terre aride. (fin de la parenthèse prétentieuse).
Bani reste donc un haut lieu de l’Islam au Burkina et même au-delà, mais ne compte malgré tout pas la moindre arrivée d’eau. Un seul puits fournit en eau le village entier, près de 10 000 habitants sur une aire très étendue, et aride…
Au rythme où vont les forages au Burkina, cela reste à mon sens une énigme… Mais les voies du Prophète doivent également être impénétrables…
François G.
http://ouagadounews.wordpress.com
Photographie © François G.
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